Un poison nommé saumon - Enquête sur une industrie dévastatrice
Préface de Paul Watson, fondateur de Greenpeace et Sea Shepherd.
"Un crime majeur contre l'Humanité".
" Le titre de ce livre transmet l’information la plus importante dont les consommateurs ont besoin : le saumon d’élevage est un produit toxique. C’est un poison, non seulement pour les personnes qui le consomment, mais aussi pour les écosystèmes marins partout où sont installées ces abominations contre nature qui propagent des maladies et sont polluées par des produits chimiques, des antibiotiques et des matières fécales." P.W.
MEDIAS PRESSE INFO, 26 novembre 2025 :
Maxime Carsel, journaliste free-lance spécialisé dans les questions liées à l’environnement, réalise notamment des documentaires sur ces sujets.
Le poisson préféré des Français : Le saumon trône au sommet du classement des poissons préférés des Français. Chaque Français en consomme en moyenne plus de quatre kilos par an. Sa surconsommation a entraîné le développement des « fermes » salmonicoles. Or, le saumon d’élevage est cinq fois plus toxique que le saumon sauvage, car il contient beaucoup plus de polluants. Ce livre examine le fil conducteur de la production du saumon d’élevage qui accélère la disparition de son cousin sauvage. De son origine à son exploitation mondiale truffée de poux de mer, du marché de la farine de poisson et de la déforestation en Amazonie au marasme écologique et social chilien, de la lutte d’habitants et d’associations en Ecosse à l’empire norvégien, le saumon d’élevage élimine le saumon sauvage, espèce autrefois largement répandue sur notre planète.
L’auteur de cette enquête commence par rappeler les origines de ce poisson si convoité. Il s’agit d’une espèce anadrome, ce qui signifie qu’il remonte les rivières à contre-courant et saute (d’où l’étymologie latine du saumon, salmo, « qui saute ») pour tenter de retourner là où il est né. S’il cherche à revenir au bercail, c’est pour s’y reproduire. Une femelle pond en moyenne 8000 œufs, parfois dans plusieurs nids. Ils sont alors fécondés par autant de mâles différents, pour augmenter les chances de perpétuation. Sa vie se distingue en trois temps : la naissance en eau douce, puis la migration vers l’océan, et enfin le retour en eau douce pour la reproduction, la ponte puis la mort.
Au Moyen Âge, le saumon pullulait dans les cours d’eau, les rivières et les fleuves, au point d’être devenu le repas des pauvres. Au XIXe siècle, une révolte éclata dans une prison de Nantes, parce qu’on s’y plaignait de manger trop souvent du saumon. Aujourd’hui, des législations se succèdent pour limiter la pêche au saumon et tenter de résoudre les problèmes qui menacent la survie du saumon atlantique.
Saumons d’élevage et ravages des poux de mer : C’est à ce stade que l’ouvrage nous fait découvrir le milliardaire norvégien John Fredriksen, naturalisé chypriote pour des questions fiscales. Cet homme qui a fait fortune dans le domaine du transport maritime est aussi devenu un investisseur majeur dans le domaine de la pisciculture. C’est lui que l’on retrouve derrière MOWI, le consortium norvégien leader mondial dans la vente de saumon (474 664 tonnes de saumon en 2023 pour un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros). L’envers du décor, c’est l’enfer des fermes à saumons ravagés par les poux de mer. Ces poux s’attaquent à la peau et au sang des saumons et leur infligent des plaies ouvertes qui commencent par la tête. Lorsqu’ils sont tellement attaqués qu’ils en meurent ou sont jugés impropres à la consommation, l’industrie en fait de la nourriture pour animaux.
Suite prévisible de ces attaques massives de poux de mer, l’industrie des fermes à saumons s’est mise à utiliser des produits chimiques pour éradiquer les parasites. La question ne se pose plus de savoir si les consommateurs de saumon d’élevage ingèrent des pesticides mais dans quelle quantité. Aux Etats-Unis, l’Etat de Washington a tout simplement décidé d’arrêter la production de saumons d’élevage. Ce fut la conséquence de la fuite massive de saumons d’élevage dans la baie de Deepwater puis dans le Pacifique. Le reste de cette étude est à l’avenant. Mais rien ne semble devoir perturber la production exponentielle de saumon d’élevage. La taille du marché qui était estimée à 219 milliards de dollars à l’échelle mondiale en 2022 devrait dépasser 332 milliards de dollars d’ici 2032.
La France est le pays d'Europe où l'on consomme le plus de saumons. En serait-il de même si chacun savait comment ils sont élevés, comment leur production est un défi au bienêtre animal (densité, maladies) ? Si l'on avait idée de la façon dont travaillent les multinationales qui possèdent l'essentiel des « fermes » salmonicoles, des fjords norvégiens au Chili, en passant par les lochs écossais ? Il est loin le temps où les saumons sauvages s'ébrouaient dans nos rivières et dans les mers.
Dans ce livre, dense et fouillé, Maxime Carsel nous dévoile la face cachée de ces élevages où pesticides, hormones et manipulations génétiques se cumulent. Sans compter les effets nocifs induits pour les nourrir : de la pêche intensive au large des côtes du Sénégal – au détriment des populations locales – de crustacés et petits poissons pour fabriquer la farine animale avec laquelle sont nourris les saumons d'élevage, à l'utilisation intensive de soja, l'une des causes de la déforestation en Amazonie…
Face à ce système profondément nocif, de nombreux militants luttent à travers le monde. Un plaidoyer pour un changement de modèle et une prise de conscience urgente sur l'avenir des écosystèmes aquatiques, doublé d'une réflexion sur notre rapport à la consommation.
Maxime Carsel est un documentariste spécialisé en environnement et société. Journaliste free-lance, il a travaillé pour M6 et a signé plusieurs films documentaires pour Arte, Public Sénat ou France 3 et des reportages dans l'émission La Terre au carré sur France Inter. Il a également écrit pour Siné Mensuel, Blast et Reporterre.
Fiche technique
- Reliure
- Broché, couverture souple
- Parution
- Octobre 2025
- Nombre de pages
- 240
- Hauteur
- 21.5
- Largeur
- 13.5
- Épaisseur
- 2
- Poids en KG
- 0.505