"Et moi j'ai vu et je rends témoignage" - Marie Mère de l'Église
Avant-propos du Père Bernard Ardura, O. Praem., Président émérite du Comité Pontifical des Sciences Historiques.
Préface de Mar Youssif Thomas Mirkis, o. p., Archevêque de Kirkouk et Souleimanieh.
Par un souffle nouveau, ce livre magistral ouvre les coeurs à l’émerveillement devant la beauté du plan de Dieu, dévoilé dans les récits évangéliques grâce à ceux qui ont vu et rendu témoignage…
En s'appuyant sur de très nombreux travaux universitaires mis en résonnance les uns avec les autres, cet argumentaire croise les traditions des Eglises avec les faits constatés, historiques et archéologiques, les écrits patristiques et le souci d'un certain bon sens.
Cette "somme", bien que de niveau universitaire, est accessible à tous les esprits curieux, et leur propose des éléments de réponse robustes à mille "pourquoi ?".
- Postface du Pr. Francisco-José Lopez-Saez, Docteur en Théologie, professeur en Théologie Spirituelle et Histoire de la Spiritualité à l'Université Comillas et à l'Université Ecclésiastique San Damaso (Madrid).
L'HOMME NOUVEAU, N°1832 du 17 mai 2025, Sabine Pérouse :
Dans Marie, Mère de mémoire Pierre Perrier déroulait la vie de l’Immaculée comme un roman, grâce à la synthèse d’éléments archéologiques, ethnologiques, historiques et ecclésiaux. Il avait fait le choix de ne pas en interrompre la lecture par d’innombrables renvois vers ses sources, et promis de produire ensuite un second opus en les détaillant. C’est maintenant chose faite, grâce à son disciple Bernard Scherrer.
650 pages en sont le résultat ! Accessible à qui veut comprendre comment l’Église a pu naître dans le contexte tourmenté du Ier siècle de notre ère, c’est une somme à avoir chez soi pour pouvoir justifier ce que l’on affirme. Elle part d’une constatation importante : les meilleurs exégètes actuels s’éloignent du narratif protestant tenant les Évangiles pour la création de communautés chrétiennes tardives (après l’an 60). L’originalité de Pierre Perrier et de son école est d’avoir démontré qu’il fallait se baser sur les manuscrits araméens (longtemps méprisés parce que moins nombreux que les grecs ou latins). Ceux-ci témoignent d’un texte original araméen unique, alors que les manuscrits grecs et latins proviennent de diverses familles de manuscrits (sept pour les manuscrits grecs !) techniquement irréconciliables entre elles – les mots ou expressions employés divergent trop.
Une comparaison systématique entre le texte araméen Pshyttâ (une unique famille de manuscrits) et l’harmonisation grecque construite à la suite de Nestlé-Aland a tôt fait d’enlever les doutes (1). Cet argumentaire, en complément de données archéologiques, ouvre de nouvelles perspectives, soulignées par lecolloque du Vatican de 2021 sur « Les premiers siècles de l’Église ». Or il se trouve que ces perspectives, détaillées dans cet ouvrage, mettent en évidence des éléments déjà connus de nos frères d’Orient !...
Paul VI, en promulguant "Lumen Gentium", a proclamé Marie Mère de l'Eglise. Il s'ensuit nécessairement que l'Eglise est fille de Marie. Il y a là une définition authentique de l'Eglise elle-même : si l'Eglise est "fille", alors elle ne s'est pas donné la vie, elle ne s'est pas inventée elle-même. C'est le coeur de l'intention de cet ouvrage : montrer O combien l'Incarnation a été exactement préparée, l'Eglise minutieusement organisée, et, sous la conduite de Marie, les évangiles composés avec soin.
"Marie Mère de Mémoire", publié en 2019, allait dans ce sens en proposant un simple récit sans justification. Après 5 ans d'approfondissements, "Marie Mère de l'Eglise" apporte un argumentaire raisonné et détaillé qui se distingue par sa multidisciplinarité et sa rigueur. Une première partie donne des éléments de contexte historique et culturel souvent méconnus. La seconde détaille le temps de l'Incarnation, de la composition des évangiles et des premières missions. La troisième nous fait goûter à la saveur du texte évangélique araméen médité dans la tradition de l'Eglise de l'Orient, et en montre la cohérence exigeante.
Ce livre est aussi un témoignage personnel des auteurs sur ce qu'ils ont reçu de l'Orient et eux-mêmes touché du doigt. Souvent décalé par rapport au consensus universitaire occidental, il vise surtout à réconcilier ses lecteurs avec les traditions véritablement apostoliques des Eglises de l'Orient et de l'Occident, en une synthèse spirituelle qui va au-delà des ruptures de l'histoire.
Fiche technique
- Reliure
- Broché
- Parution
- 2025
- Nombre de pages
- 656
- Hauteur
- 22
- Largeur
- 17
- Épaisseur
- 3.5
- Poids en KG
- 1.001