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Le Soliloque du prisonnier est un texte à part.
Ni écrit de combat, ni essai littéraire, il était destiné à être publié en espagnol dans un journal sud-américain. D’où la clause de style, Maurras y fait parler Maurras. Il défend la « latinité » ou plutôt une certaine idée de la « latinité », alors qu’à la même époque, l’Europe se construisait sur des bases marchandes.
Une « méridionalité » plus spirituelle que géographique, aux vastes contours mais sans ambition impériale, qu’illuminerait le soleil d’Apollon.
Rien à voir avec l’« abominable utopie » d’une « Europe confédérée sous la direction de l’Allemagne », chère à Déat et autres Luchaire.

Charles Maurras (1868–1952) est un écrivain, journaliste et philosophe politique français. Né à Martigues il se forme par une culture classique rigoureuse. Il fonde au tournant du XXᵉ siècle la doctrine du nationalisme intégral, conciliant la grande tradition contrerévolutionnaire et le nationalisme. Figure centrale de l’Action française, qu’il dirige intellectuellement, il défend la monarchie héréditaire comme principe d’ordre et de continuité. Écrivain prolifique, il marque la critique littéraire, la poésie et l’essai politique. Académicien en 1938, il soutien au régime de Vichy. Condamné en 1945 à la réclusion et à l’indignité nationale, il est libéré pour raisons de santé.
Il meurt à Tours en 1952, laissant une œuvre majeure mais profondément controversée qui il influença de près ou de loin des écrivains mais aussi des hommes politiques : de Bernanos à Maritain en passant par Marcel Proust, du général De Gaulle à François Mitterrand en passant par Georges Pompidou…
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