Jeunesse de France sous l'occupation 1940-1945

Un panorama illustré d’organisations de jeunesse à travers leurs tracts, insignes, affiches…

Heimdal
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LECTURES FRANCAISES, juillet 2025 :

   Au sein des 300 pages de l’ouvrage, j’ai inséré plus de 750 illustrations pour montrer concrètement la réalité de ces mouvements de jeunesse créés par Vichy.

   [...] Le culte de la jeunesse, après cette saignée meurtrière que fut la Grande Guerre, a été essentiel pour tous les régimes européens. Celui de Vichy n’a pas échappé à la règle, car, selon les préceptes de l’État français, il fallait également préparer une jeunesse saine, c’est-à-dire débarrassée des scories de la Troisième république. Une nouvelle génération, dynamique, sportive, est aussi censée relancer la démographie, grâce à une solide politique familiale. »

L'HOMME NOUVEAU, Stephen Vallet, 2 juillet 2025 :

   De 1940 à 1945, une partie des jeunes Français se retrouva au sein des mouvements de jeunesse des partis collaborationnistes ou dans les structures mises en place par le gouvernement de Vichy.

  Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ne manqueront pas de lire Jeunesse de France sous l’Occupation, 1940-1945. Malgré un titre peut-être un peu trop large, il s’agit d’abord d’une plongée par le texte et l’image dans les mouvements politiques et associations de jeunesse autorisés par le gouvernement de Vichy et/ou les autorités allemandes. La jeunesse est alors une priorité du gouvernement de Vichy, qui entend refaire une « France nouvelle » et qui investit beaucoup, en hommes et en argent, en direction de celle-ci. L’Occupant est également loin de se désintéresser de cette partie de la population qu’il souhaite contrôler pour l’avenir. Comme le note aussi l’auteur, la France ne s’est en outre pas remise « de la saignée démographique de 14-18 ». L’hiver démographique oblige donc la « génération de 1940 » à faire face à des responsabilités importantes. 

   Une somme d’informations

   Spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, président de l’association « L’Hémicycle » qui s’adresse à des historiens et à des collectionneurs, Bernard Lamorlette a produit avec ce livre une véritable somme, bourrée d’informations et de reproductions de documents ainsi que de très nombreuses photographies. Il a choisi une présentation alphabétique des mouvements et associations en question. À l’intérieur de chaque notice (souvent de plusieurs pages), il a privilégié la chronologie. Au terme de cette présentation, il propose aussi une série de portraits de responsables de ces organisations de jeunesse. Précisons, enfin, qu’en raison de la richesse de la matière, l’auteur a dû opérer des choix. Il a donc exclu les Chantiers de la jeunesse française, organisation trop importante pour entrer dans le cadre de ce livre, ainsi que les associations de scoutisme, les mouvements existants avant la défaite ou les structures trop régionales. La première impression en plongeant dans cet ouvrage est de découvrir un univers totalement étranger à ce que nous sommes aujourd’hui. Étranger non seulement par les idéaux de cette jeunesse, mais aussi par le foisonnement d’insignes et d’uniformes, très typique de l’époque. Une question s’impose ensuite : que sont devenus tous ces jeunes après la guerre ? Comment ont-ils politiquement évolué et comment ont-ils « digéré » leur engagement de jeunesse ? Ce n’est évidemment pas le sujet du livre, mais cette question reste un vrai…[...] 

   À la suite du premier conflit mondial, et après l’Armistice de juin 1940, la société française a placé ses espoirs dans une jeunesse renouvelée et apte à promouvoir, désormais, un objectif de paix.

   L’État français s’est donc saisi de cette perspective en encourageant la création de multiples mouvements de jeunesse, en mettant en place un Secrétariat Général à la Jeunesse, en développant le culte du sport et de la culture physique. Par ailleurs, les différents partis de la collaboration ont, tous, institué une branche « jeunes » au sein de leurs mouvements, souvent dans le cadre d’une concurrence acharnée, plus rarement à la faveur d’une unité idéologique, intervenue surtout à la fin de la guerre. Le foisonnement incroyable de ces mouvements, aux fondements sociaux et politiques les plus variés, souvent assis sur le socle doctrinal minimal de la Révolution Nationale, a produit un éclectisme uniformologique à nul autre pareil. Leurs chefs, venus de l’armée de métier, de l’extrême gauche ou encore de la tradition maurassienne, ont souvent conservé jusqu’à la fin de la guerre, un esprit de chapelle, que les autorités allemandes n’ont pas souhaité réduire.

    C’est cette histoire des mouvements durant les quatre années de l’occupation que vient retracer cet album, richement illustré et avec de très nombreux documents inédits.

Bernard Lamorlette, avocat à la cour d'appel de Paris, spécialiste du droit de l'urbanisme et de l'aménagement, chargé d'enseignement à l'université Paris II Panthéon-Assas.

Editeur : Heimdal
9782840486275

Fiche technique

Reliure
Album relié
Nombre de pages
3.6
Hauteur
30.5
Largeur
21.5
Épaisseur
2.2
Poids en KG
1.460

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