Avec les Cristeros - Viva Cristo Rey ! Un combat oublié pour la liberté
Dessins de Michel Faure.
Après le film, voilà la bande dessinée ! Mexique, années 20 : « Viva Cristo Rey ! Viva la Guadalupe ! » C’est à ce cri que des milliers de paysans ont tenu tête à l’armée du Mexique durant 3 ans.
123 LOISIRS, avril 2021 :
Avec les Cristeros. Viva Cristo Rey ! Un combat oublié pour la liberté La révolte des Cristeros, révolte des paysans mexicains contre leur gouvernement athée, pour la liberté religieuse, dans les années 1920, est ici retracée avec sous le mode western avec galopades, escarmouches, échanges de coups de feu, dans un rythme haletant. Le récit se déroule comme une épopée dont sont témoins un prêtre et un peintre américain, épouvantés par les massacres de civils. Par compassion, ils se retrouvent mêlés, bien malgré eux, à cette cruelle guerre civile. Celle-ci est une vraie guerre de religion : un athéisme fanatique essayant d'éradiquer la religion catholique au prix de 250 000 victimes. Cette histoire vraie transcrite avec les codes habituels de la BD : actions rapides, suspense, dessins proches de la caricature où les méchants ont la tête de l'emploi, plaira à un large public, même sans connaissances historiques. Un jeune lecteur souligne la qualité de précision des bulles peu chargées en texte. Âge: 13/14 ans.
MEDIAS PRESSE INFO, Ex Libris, août 2020 :
Les éditions du Triomphe, bien connues par les amateurs de bandes dessinées historiques et catholiques, viennent de publier un album BD consacré à l’épopée des Cristeros. On ne fera jamais assez connaître le combat et le martyre de ces catholiques mexicains, souvent de simples paysans, transformés en soldats du Christ-Roi pour résister à la tyrannie d’un gouvernement franc-maçon. Plusieurs auteurs ont qualifié cette épopée des Cristeros de “Vendée mexicaine“. Les similitudes sont en effet nombreuses et troublantes. Dans les deux cas, l’insurrection fait suite aux persécutions anti-catholiques, aux interdictions de célébrer le culte, aux exécutions de prêtres,… Dans les deux cas, ce sont les paysans qui prennent en majorité les armes. Dans les deux cas, les insurgés catholiques obtiennent quelques beaux succès militaires mais finissent tragiquement massacrés.
Le lien entre ces catholiques mexicains et leurs frères français ne se limite pas à des similitudes. Parmi les Cristeros, il y eut une brigade féminine qui se plaça sous le patronage de sainte Jeanne d’Arc, comme le rappellent les auteurs de cette BD ! Les jeunes gens, généralement friands de bandes dessinées et de films westerns, seront probablement surpris d’apprendre avec cet album que le combat des Cristeros pour la Foi s’est livré en plein vingtième siècle. C’était hier, en quelque sorte. Cette bande dessinée résume en une quarantaine de pages ce combat extraordinaire mené au cri de Viva Cristo Rey ! De quoi donner ensuite aux lecteurs l’envie de prolonger la découverte et de s’intéresser de plus près à ces héros catholiques mexicains qui restent à tout jamais de beaux modèles pour la jeunesse catholique du monde entier
PRESENT, Francis Bergeron, août 2020 :
[...] L’intérêt d’une bande dessinée est double : elle permet aux plus jeunes, que rebuterait un ouvrage savant, d’accéder au récit historique. Elle peut aussi, pour des adultes, constituer une passerelle conduisant ensuite à ces ouvrages plus fouillés.
La BD de Michel Faure et de François Corteggiani est formellement réussie, le scénario est attractif, cette contre-révolution étant observée par un citoyen américain de passage, un artiste peintre. Au départ, Jackwood – c’est son nom – ne veut pas se trouver impliqué dans une guerre civile qui ne le concerne nullement. Mais au fil des pages, les circonstances le conduisent à prendre parti… et même à prendre les armes. Faure et Corteggiani sont deux noms de la bande dessinée. On doit au dessinateur Faure des séries comme Balade au bout du monde et surtout Les Fils de l’aigle. Le fait que le scénario soit dû à Corteggiani est assez surprenant. Il a régulièrement collaboré à L’Humanité, assurant notamment la continuité de Pif le chien. A Carpentras, où il vit, il passe (ou passait) pour être proche des (rares) mélenchonistes du cru. Il eut d’ailleurs des démêlés avec le FN local et avait été condamné par les tribunaux à ce titre. Mais cela ne l’a pas empêché de scénariser un Avec d’Artagnan et un Avec Cadoudal aux Editions du Triomphe, outre ce remarquable – et apparemment très historiquement exact – Avec les Cristeros.
Cette BD nous plonge en plein désert mexicain et dans de petits villages aux églises jésuites. La poudre explose, le sang coule, les uniformes des fédéraux et des rebelles se mélangent, les enfants tombent sous les balles et les martyrs naissent. C’est ce dont est témoin, horrifié, un peintre américain en séjour au Mexique. Il se retrouve pris malgré lui dans les violences de la guerre civile. Celle-ci avait commence par un soulèvement contre les lois iniques du président Calles. En effet, le chef d’État athée avait usé de tout son pouvoir pour faire appliquer des lois violemment anti-cléricales qui, dans les faits, abolissaient la liberté de culte. Si d’abord l’église use de tous les moyens pacifiques à sa portée (manifestations de rues, occupations d’églises, boycott économique, pétitions, la suspension du culte public…), l’armée fédérale utilise d’emblée la violence pour faire respecter ces lois antireligieuses.
Le peuple catholique indigné se soulève. La protestation devient résistance, la résistance devient révolution, la révolution dégénère en guerre civile. Et notre pacifique artiste se retrouve impliqué malgré lui dans cet affrontement sanglant des paysans face à l’armée du Mexique ! Les " Cristeros " s’organisent pour défendre la liberté de culte. Encadrés par un général en retraite, Gorostieta Velarde, et avec le soutien des prêtres et des femmes, leur victoire semble se dessiner. Cependant, deux soulèvements armés extrêmement violents, une solution diplomatique du Vatican et des États-Unis en leur défaveur ainsi que des accords trahis sonnent la défaite et la fin de la lutte ouverte.
Cette guerre, souvent qualifiée de " Vendée mexicaine " par les historiens a fait plus de 250 000 victimes, dont de nombreux martyrs, pour lesquelles " Viva Cristo Rey ! " raisonne encore.
Fiche technique
- Âge conseillé
- À partir de 11/12 ans
- Reliure
- Album relié
- Parution
- Avril 2020
- Nombre de pages
- 42
- Hauteur
- 29.5
- Largeur
- 22.5
- Épaisseur
- 1
- Poids en KG
- 0.420