L'invisible main
Illustration de couverture par Bernadette Daly.
Une enquête policière captivante au coeur du Périgord.
PLAISIR DE LIRE, N°203, juin 2023, **** :
Mais quel est donc ce cri qui résonne invariablement à chaque fois qu'il y a un décès dans la famille ? Et pourquoi les uns après les autres meurent-ils de façon si tragique ? Hugues de Persignan parviendra-t-il à perce ce mystère ? Nous voilà emportés au fin fond du Périgord pour suivre ce roman policier plein de rebondissements et qui donne en même temps une belle leçon de vie, de charité et d'espérance.
- Pour qui ce livre ? A partir de 13 ans, un bon roman d'été pour les filles.
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Jeanne de Coulomb, un auteur et une œuvre littéraire catholique à (re)découvrir.
Ses récits sont captivants, ses descriptions pittoresques. L’étude fine et nuancée des caractères, dessinés d’une manière preste, avec justesse et vérité donne du piquant au récit. Et surtout un esprit franchement chrétien ! "Mme de Coulomb se garde bien de monter en chaire et de nous asséner de vertueuses et soporifiques tirades. Elle se contente de mettre en scène de vrais chrétiens, de nous montrer les efforts, les luttes, finalement les victoires, de leur conscience. C’est vivant, et c’est fortifiant."
LECTURES FRANCAISES, Les cadeaux de tante Anne, novembre 2022 :
Nouvelle édition à partir de celle de Gautier-Languereau, 1928, voici en trois parties (Le Mystère de l'hôtel de Montoisel, Bernadette, Les morts qui sauvent) une admirable histoire, une belle leçon de vie, sur fond d'enquête policière et de suspense tout au long du livre (un château, des souterrains, des escaliers, des murailles, des passages secrets, des cachettes dans les boiseries).
Au village de Puygersac, au fin fond du Périgord, un jeune homme, le vicomte Hugues de Persignan, natif du lieu, revient pour régler quelques affaires (trouver un nouveau métayer pour l'une de ses propriétés). Mais il espère vite revenir à Paris et retrouver sa vie mondaine, toute faite de loisirs. Or il en sera tout autrement, car plusieurs drames survinrent et qui changèrent tous ses plans : d'abord la disparition de Mlle de Montoisel, une si bonne demoiselle et si charitable pour le pauvre monde, tante du marquis Odon de Montoisel, son cousin, puis Odon lui-même. Quelle main, s'il en existe une, frappe ainsi. Et pourquoi le lecteur fera la connaissance du commandant Terrebrune, veuf, et de ses enfants Suzanne, Paul, Dédé, Miquette et Chouchou. Il constatera combien Suzanne, déjà jeune fille, secondera à merveille son père dans l'éducation des plus jeunes et espérera être secondée elle-même pour l'avenir. Les domestiques, les voisins, quelques villageois, une nouvelle pensionnaire, Bernadette, seront autant d'acteurs dans le déroulement de l'histoire qui aurait pu se terminer très mal sans l'intervention de Triboulet. À partir de 13 ans.
C’est dans le village de Puygersac, au fin fond du Périgord, que Jeanne de Coulomb nous fait suivre les péripéties du vicomte Hugues de Persignan. Ce jeune parisien mondain est de retour au pays de son enfance pour régler quelques affaires et s’en revenir bien vite à ses loisirs, pense-t-il.
Mais des événements tragiques vont le forcer à rester et lui rappeler la fragilité de l’existence. Le lecteur est tenu en haleine par le récit captivant de l’auteur qui garde le suspense sur fond d’enquête policière, tout en donnant une belle leçon de vie.
jeanne de Coulomb, est le nom de plume de (Cécile) Marguerite Coulon de Lagrandval, née en 1864 à Bordeaux et morte en 1945 à Bordeaux.
Romancière populaire, elle est considérée en son temps comme un des « maîtres du roman catholique ». A la fin de ses études, Cécile obtient son baccalauréat, devenant ainsi l’une des premières femmes bachelières. Elle commence à écrire à l’âge de 25 ans, tout d’abord pour les enfants. Après quelques publications chez les éditeurs May ou Lefort, entre autres, elle est repérée et encouragée par Henri Gautier, qui voit en elle « l’étoffe d’une romancière ». Elle se lance dès lors dans le roman, et produira environ une centaine de titres : romans-feuilletons (dans les revues Le Petit Écho de la Mode, L’Ouvrier, Les Veillées des chaumières, etc.) et romans populaires catholiques dans la Collection Stella, aux éditions La Bonne Presse, Flammarion, Jean Dupuis, etc.). En 1903, elle devient sociétaire de la Société des Gens de Lettres (SGDL).
Dès 1905, Jeanne de Coulomb fait deux apparitions dans les premières années de La Semaine Suzette et de nombreux romans sont publiés dans Les Veillées des Chaumières, dans L’Ouvrier ou dans la Bibliothèque de ma Fille et dans la Collection Familia. Pendant trente ans, Jeanne de Coulomb s’occupe parallèlement d’un patronage de jeunes filles. Durand la Grande Guerre, elle se propose comme infirmière, passe les examens de la Croix-Rouge et se dévoue entièrement pendant deux ans, tant et si bien, qu’à 50 ans passés, elle en tombe malade. Son dévouement exemplaire lui vaut la décoration de « la Grande Guerre », qu’elle ne portera cependant jamais, par modestie. A une période indiquée comme « entre les deux guerres », Jeanne de Coulomb doit effectuer un séjour de convalescence sur la côte basque, où elle se rend accompagnée de sa soeur. Sur les conseils de M. le curé de Guéthary, elle prend pension chez une famille du même village. De cet épisode basque, elle tirera une nouvelle, Le long chemin, qui sera publié en 1948.
En 1928, son roman L’Ombre des heures est couronné par l’Académie française. Le Signe de l’olivier est son dernier ouvrage, écrit sous les bombardements, pour les lectrices des Veillées. Elle utilise également les pseudonymes de Michel Dorlys, Pierre Marfont et Jacques Murol. Les nouvelles et romans de Michel Dorlys ont été publiés notamment par les éditions du Petit Echo de la Mode (Lisette, Pierrot, collection Printemps), de la Bonne Presse (Echo du Noël, Bayard). Ceux de Pierre Marfont par Henri Gautier (Semaine de Suzette, L’Ouvrier, Les Veillées), et ceux de Jacques Murol dans Guignol principalement. Plusieurs de ses romans ont été traduits en espagnol et en italien. Ses récits sont captivants, ses descriptions pittoresques.
L’étude fine et nuancée des caractères, dessinés d’une manière preste, avec justesse et vérité donne du piquant au récit. Et surtout un esprit franchement chrétien ! ‘’ Mme de Coulomb se garde bien de monter en chaire et de nous asséner de vertueuses et soporifiques tirades. Elle se contente de mettre en scène de vrais chrétiens, de nous montrer les efforts, les luttes, finalement les victoires, de leur conscience. C’est vivant, et c’est fortifiant.’’
Fiche technique
- Âge conseillé
- À partir de 13 ans
- Reliure
- Broché
- Parution
- 2022
- Nombre de pages
- 244
- Hauteur
- 20.5
- Largeur
- 14.5