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RIPOSTE CATHOLIQUE Daniel Hamiche :
Chers amis,
Vous le savez, l'interprétation du concile Vatican II demeure un sujet extrêmement délicat, parfois même polémique.
Pendant 40 ans a prévalu l'interprétation "progressiste", selon laquelle l'Eglise aurait attendu 19 siècles pour, enfin, comprendre le message du Christ. Les défenseurs de cette thèse ne paraissent même pas se rendre compte qu'en affirmant cela, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis, c'est-à-dire qu'ils sapent eux-mêmes l'autorité que l'on devrait reconnaître à leur enseignement : si l'Eglise a erré pendant 19 siècles, c'est qu'elle n'est pas un guide infaillible et sûr et, par conséquent, il serait absurde de la suivre aujourd'hui…
Depuis quelques années, une "herméneutique de la continuité", pour reprendre les termes de Benoît XVI, s'est progressivement imposée. Mais, si Vatican II n'a pas été une rupture radicale, alors, il faut reprendre notre travail de relecture et d'interprétation...Et d'abord, notre travail de compréhension historique. Pour cela, le maître-livre de Roberto de Mattei, abondamment salué par la critique italienne (même quand il se faisait attaquer comme "traditionaliste" par des critiques "progressistes"), est d'un précieux secours. Oui, décidément, l'histoire de Vatican II reste "à écrire" !
Et le meilleur moyen de commencer est de partir de l'ouvrage de Roberto de Mattei.
Le 11 octobre 1962 s'ouvrait le deuxième concile du Vatican, moins d'un siècle après l'interruption brutale du premier et la chute de Rome aux mains de Garibaldi.
Nous croyons tout savoir de l'histoire de Vatican II. Et, pourtant, cette histoire chaotique reste encore à écrire et, plus encore, à comprendre. L'abondance de sources de première main, mémoires des acteurs ou commentaires journalistiques, si elle est évidemment un atout pour l'historien, constitue aussi, pour lui, une gageure, tant il est difficile de classer les informations.
Et, dans ce domaine, les compétences historiques ne suffisent pas, il faut encore comprendre les enjeux théologiques des différentes thèses en présence pour percevoir précisément le sens des documents officiels promulgués par les Pères conciliaires.
Roberto de Mattei dispose à la fois des compétences historiques et des connaissances théologiques nécessaires pour mener à bien ce travail. Il a choisi, en outre, un point de vue original sur ces travaux conciliaires : celui de la minorité conservatrice. Ce qui contribue à faire de ce livre une véritable révolution dans l'historiographie contemporaine.
Vatican II : une histoire à écrire constitue ainsi un livre indispensable du débat théologique et historique.

Roberto de Mattei est né en 1948 à Rome. Historien, il a enseigné à l'université européenne de Rome et à l'université de Cassino, où il a été titulaire de la chaire d'histoire moderne. Président de la fondation Lépante, il anime également la revue Radici Cristiane aisni que les agences d'information Correspondance européenne et Corrispondenza romana. De 2007 à 2007 et de 2008 à 2011, il a été le vice-président de l'équivalent du CNRS en Italie. Enfin entre 2002 et 2005, il a été conseiller du gouvernemnt italien pour les questions internationales.
Fiche technique
- Collection
- Riposte catholique
- Nombre de pages ou Durée
- 500
- Hauteur
- 25
- Largeur
- 17
- Parution
- 2013