Les Poèmes : Premiers poèmes - Poèmes d'Avant-Guerre - Poèmes, recueil de 1944 - Poèmes de Fresnes
Préface de Cécile Dugas,
Couverture de David Gattegno.
"Je garde sur moi ta médaille. Il y a des années que - nul ne le sait- je n'ai jamais pas" un soir sans prier sainte Geneviève, précisément, ainsi que sainte Jeanne, sainte Bernadette et sainte Thérèse". Attaché aux plaisirs de la vie, arraché à ces plaisirs qui furent sans bassesse, Robert Brasillach est mort avec la pensée de son honneur et dans une acceptation chrétienne, s'efforçant de vivre ses dernières journées comme "quelques jours brefs et étranges /plus riche qu'aucun jour passé".
Au sommaire :
- Préface - Bibliographie - Notice
- Premiers poèmes : Poèmes d'adolescence - En marge de Daphnis et Chloé
- Poèmes d'avant-guerre - Poèmes, recueil de 1944 : Poème isolé 1933 - Les cahiers de brouillon 1934 - Traduit en français 1936 - Traductions - Pris dans certaines oeuvres
- Poèmes
- Poèmes de circonstance
- Poèmes du refuge
- Poèmes de Fresnes
- En guise de postface aux Poèmes de Fresnes.
Comme lyrique, Robert Brasillach est avant tout l’immortel auteur des Poèmes de Fresnes, strophes sublimes composées entre octobre 1944 et février 1945, dans l’attente de son jugement, puis de son exécution; il a 35 ans. Jacques Benoist-Méchin, lui aussi incarcéré à Fresnes, recevait clandestine ment ces poèmes; il devait déclarer avoir alors éprouvé le sentiment d’assister à la naissance d’un poète.
Mais ce bouleversant recueil, de publication fatalement posthume, ne constitue pas les premiers pas de Brasillach en poésie. Déjà, le 5 février 1944, un an presque jour pour jour avant son inadmissible condamnation, paraissait un recueil, sobrement intitulé Poèmes. L’écrivain aux multiples talents y avait rassemblé ses vers préférés, à la lecture desquels sa fascination pour les liens entre morts et vivants vient nous hanter à notre tour.
Dès l’adolescence, Robert Brasillach s’est occupé de poésie: par divertissement, parfois; pour le plaisir de travailler, certainement; sous l’influence des auteurs qu’il admirait, souvent – comme il est naturel à cet âge – ; ou en s’appliquant à traduire certains poètes étrangers, de Catulle à Pouchkine.
Enrichie d’une savante préface de Cécile Dugas, cette nouvelle édition – revue, corrigée et augmentée de nombreux inédits récemment découverts – réunit tous les poèmes de Brasillach connus à ce jour. Ils sont présentés dans un ordre de succession fidèle au cheminement du poète; ainsi, le lecteur pourra-t-il suivre au plus près «ce long sillage»: «un itinéraire qu’il voulait garder secret», avait tenu à indiquer son ami, son frère, Maurice Bardèche, l’époux de sa soeur Suzanne est de ne faire qu’un avec sa propre course, même si l’on n’en aperçoit pas tout de suite l’aboutissement lumineux.»

Essayiste et romancier, Robert Brasillach (1909-1945) fit ses études au lycée Louis-le-Grand à Paris puis à l’Ecole Normale Supérieure. Très jeune, il devint le responsable de la chronique littéraire de L’Action française et l’auteur de plusieurs chef-d’œuvres littéraires. En 1939, il succédera à Pierre Gaxotte à la tête de l’hebdomadaire Je suis partout.
En 1945, victime des drames de l’épuration, il fut condamné à mort par une cour de justice et exécuté malgré une pétition signée et adressée au général De Gaulle par les plus grands écrivains français dont François Mauriac.