"Qu'est-ce que le Francisme ? C'est du fascisme à la française, c'est-à-dire du fascisme appliqué à notre caractère, à notre tempérament, avec les méthodes et des moyens de chez nous". M. Bucard, mars 1935.
Au sommaire :
- Le militaire
- Une période de tâtonnements 1924-1933
- Fondation et caractéristiques du Francisme
- Bucard et les débuts du Francisme 0933-1936
- L'offensive du Bucard contre le Front populaire 1936-1938
- Un rival redoutable : Jacques Doriot
- Bucart tiraillé entre Vichy et les collaborationnistes parisiens
- La fuite en avant collaborationniste 1941-1944
- Un triste épilogue - Conclusion - Chronologie - Bibliographie
Marcel Bucard prétendait avoir fondé, avec son Parti franciste, le seul parti français fasciste. Malgré son passé glorieux de combattant de la Grande Guerre et son nationalisme ancré dans les valeurs de la religion et de la famille, il ne parvint jamais à jouer un rôle majeur sous l'Occupation.
Le fascisme italien et le national-socialisme étaient difficilement transposables en France, pays marqué par la rupture de la Révolution. Un fascisme français ne pouvait réussir qu'en se coulant dans le moule de 1789-1794 et en se présentant comme une refondation de la République, comme une synthèse de la France des Rois et celle de 1793, apparaissant alors comme un troisième âge de notre histoire nationale ; ce qu'avaient tenté de faire le bonapartisme, puis le nationalisme déroulédien et barrésien. C'est sur ce nationalisme suranné que Bucard, très français malgré son admiration pour Mussolini, prétendait greffer son fascisme.
Le francisme était perçu comme passéiste et rétrograde, à la différence des partis de Doriot ou de Déat, dont les dimensions révolutionnaire et socialiste, l'ambition de créer un homme nouveau et de refaire la France, enthousiasmaient la jeunesse.
La position médiane de Bucard entre le nationalisme de Vichy et le fascisme des collaborationnistes parisiens se révéla une faiblesse paralysante et fatale, qui l'empêcha de triompher de ses rivaux Doriot et Déat. Il sera fusillé le 19 mars 1946 dans les fossés du fort de Châtillon.
Fiche technique
- Collection
- Qui suis-je ?
- Reliure
- Broché
- Parution
- 2024
- Nombre de pages
- 128
- Hauteur
- 21
- Largeur
- 14
- Épaisseur
- 1