Frédéric de Saint-Sernin Zouave au service du Pape Roi

Un homme au service du Pape Pie IX. Par les temps qui courent et ceux qui s’annoncent en ce début d’année, Saint-Sernin est un modèle de piété et de combat pour tous les chrétiens engagés.

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   A travers ses carnets de route, ainsi que les lettres qu’il a adressées à son épouse, Frédéric de Saint-Sernin raconte la guerre d’unification d’Italie. Antoine Bruneau s’est chargé de l’édition critique de ces textes.

   PRESENT, Jérôme Regnault, janvier 2021 :

   L’unité italienne est le fruit complexe et long d’une histoire mouvementée et finalement assez récente au regard d’un pays comme la France où, dès le sacre de Clovis, une dynamique centralisatrice s’enclenche et s’étale progressivement sur plus d’un millénaire à travers différents régimes. L’Italie dans sa forme actuelle résulte de la volonté d’unification des différents royaumes sous l’égide du roi Victor-Emmanuel de Savoie et des cercles maçonnico-républicains – dont les fameux Mazzini, Garibaldi, considérés comme les pères du Risorgimento. Napoléon III, assez acquis à leur cause au départ, adopte une attitude ambiguë, contrariée par le soutien indéfectible de son épouse, la très pieuse Eugénie, et de l’opinion catholique française encore puissante au sein des édiles. Le point d’achoppement de cette volonté irrédentiste ? La présence de ces fameux Etats pontificaux dont l’existence même contrariait passablement les desseins de ces révolutionnaires.

   Loin d’être l’actuel îlot vaticanesque, les Etats pontificaux recouvraient un vaste territoire et leur souveraineté territoriale va entraîner un formidable mouvement international de solidarité et de soutien de la part des catholiques de toute l’Europe. Une brigade internationale avant l’heure, si l’on peut se permettre (et plus respectable aussi). Du côté français, ce sont les zouaves – du nom des unités ayant officié lors de la conquête algérienne. De cet épisode historique assez peu connu, l’historien Antoine Bruneau nous offre des pages exceptionnelles en la correspondance de Frédéric de Saint-Sernin, comte romain et volontaire de la première heure. De ces échanges épistolaires, divisés en deux recueils couvrant ses campagnes de 1860 et 1867, se dessine la personnalité d’un aristocrate dans tous les sens du terme, d’une espèce d’homme qui semble avoir disparu de notre paysage politique. Un père de famille empreint d’une foi ardente, fidèle à cette idée d’une France dont la mission protectrice de l’Eglise est consubstantielle à son identité.

   Un royaliste convaincu, légitimiste, partisan d’un retour de la royauté en la personne du comte de Chambord. Ces lettres adressées principalement à son épouse Sophie nous immergent dans le quotidien d’un homme qui part à la guerre, où plane l’ombre funeste de la mort, d’un échange qui sera peut-être le dernier. Saint-Sernin y narre ses rencontres, ses soutiens et tractations diplomatiques, mais aussi ses moments de doute, non de désespoir, mais des épisodes marqués du sceau de la douleur face à la perte de compagnons sur le front ou d’amertume quant au manque de soutien français, car pour lui la défense du pape est prioritaire. La chute de Napoléon III, soutien principal du souverain pontife malgré tout, en 1870 face aux Prussiens anéantira tout espoir de victoire des zouaves. Le roi Victor-Emmanuel annexera Rome, l’unification sera pratiquement achevée.

   Par les temps qui courent et ceux qui s’annoncent en ce début d’année, Saint-Sernin est un modèle de piété et de combat pour tous les chrétiens engagés.


L'auteur : Antoine Bruneau
Historien ,ancien conservateur du Musée de Loigny (28), s'est spécialisé dans l'étude des témoignages historiques.

4ème de couverture

   Frédéric de Saint-Sernin est parmi les premiers Français à s’engager dans la toute jeune armée pontificale en 1860. Il a abandonné femme et enfants pour mettre sa vie au service du Pape Pie IX, afin de protéger les États pontificaux de l’appétit de Victor Emmanuel de Savoie qui cherche à unifier l’Italie.

   Lors de la campagne de 1860, il est blessé au combat. Rentré dans ses foyers, il reprend la route de Rome en 1867, lorsque la pression garibaldienne se fait de plus en plus forte. Il devient ensuite agent de liaison officieux entre le Pape Pie IX et Henri V, comte de Chambord, roi de France en exil à Froshdorf, en Autriche.

Fiche technique

Catégories Livres Histoire Biographies / Témoignages
ÉditeurEditions Jourdan
ReliureBroché
ParutionAoût 2020
Nombre de pages264
Hauteur21.5
Largeur14
Épaisseur2.3
Poids0.330 kg

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