Les Animaux du Roi
L'ouvrage a pour ambition de faire revivre ce bestiaire extraordinaire , et de faire redécouvrir les hauts lieux de la vie animale versaillaise.
Ainsi le merveilleux bosquet du Labyrinthe est évoqué par les fragments subsistants de ses fontaines sur le thème des fables d'Esope. Le décor du salon octogone de la ménagerie est lui aussi restitué. Les animaux eux-mêmes reviennent en foule à Versailles, car ils n'ont pas disparu sans laisser de traces : les meilleurs peintres du roi, de Bernaerts et Le Brun à Desportes et Oudry, ont fait les portraits des animaux exotiques, sauvages et familiers. Ils étaient tissés à la manufacture des Gobelins, mais aussi disséqués, gravés puis naturalisés à l'académie des Sciences et au Jardin du roi.
On découvre ainsi le squelette du premier éléphant de Versailles, une éléphante offerte à Louis XIV par le roi du Portugal, qui vécut treize années à Versailles. Les chiens préférés des rois avaient aussi droit à leurs portraits avec leurs noms inscrits en lettres d'or : on fait connaissance avec Misse, Turlu, Tane, Blonde, Diane, Merluzine, Hermine et Cocoq... et même avec le Général, chat de Louis XV, portraituré par Oudry.
Enfin on apprend la farouche résistance versaillaise à la théorie cartésienne des animaux-machines : dans le palais des rois de France, on n'a jamais douté que les animaux avaient une âme !
Au sommaire : De Louis XIV à ...
- L’animal étudié et collectionné : Nicasius Bernaerts, portraitiste des animaux de Versailles- Versailles contre les animaux-machines - La ménagerie royale et le labyrinthe royal (1664-1674) - De Versailles à Paris, le voyage des animaux à travers le temps (1664-2021) - À la recherche des auges perdues de la ménagerie de Versailles
- L’animal symbolique et politique : Le sauvage en majesté : grandeur et paradoxes des chasses de Versailles- Versailles et la peinture animalière française - L’animal sculpté à Versailles - L’animal dans les décors sculptés et peints du château de Versailles sous Louis XV - L’animal tissé dans les tapisseries de la manufacture des Gobelins durant le règne de louis XIV
- L’animal de compagnie et d’agrément : L’écologie de Versailles - La représentation des animaux de compagnie, du portrait à la peinture animalière - Un bestiaire foisonnant. L’animal dans les arts décoratifs à Versailles aux XVIIe et XVIIIe siècles - Résidences versaillaises des animaux du roi Versailles et la bête du Gévaudan - Les animaux de la ferme à Versailles. Trianon, hameau de la Reine et Rambouillet
- Annexes
Peut-on imaginer aujourd'hui le château de Versailles et ses jardins grouillant de vie animale ? Et pourtant les animaux de compagnie se comptaient par dizaines dans les appartements des princes, et jusqu'aux antichambres des rois, encombrées de niches : braques, épagneuls, carlins, singes vervets, chats angoras, aras et perruches ; la ménagerie abritait les animaux les plus rares, du coati au couagga, du casoar à la grue couronnée, que l'on surnommait l'« oiseau royal » ; le gibier était abondant dans le petit et le grand parc ; 2 000 chevaux logeaient à la petite et à la grande écurie, 300 chiens de chasse dans le grand chenil...
Fiche technique
- Reliure
- Belle édition relié, cahiers cousus, dos rond,
- Parution
- 2021
- Nombre de pages
- 464
- Hauteur
- 29.5
- Largeur
- 24
- Épaisseur
- 4.2
- Poids en KG
- 2.600