Sage comme une image ? L'enfance dans l'oeil des artistes 1790-1850
L'ambition de cet ouvrage est d'éclairer les rôles assignés à l'enfant et ses représentations artistiques dans la société française de 1790 à 1850. Le propos repose sur un dialogue fécond entre les arts académiques (peinture et sculpture) et le médium nouveau qu'est alors la photographie.
Ce demi-siècle de l'histoire de France encore peu étudié, très mouvementé sur les plans politique et philosophique, est aussi une période de formidable fermentation artistique. Quelles représentations de l'enfance les peintres, sculpteurs et photographes de cette époque ont-ils proposées ? Comment ces images adhèrent-elles à l'esprit de leur temps, et en quoi s'écartent-elles de certaines réalités sociales ? Et aujourd'hui : nous reconnaissons-nous encore en elles ? Nos regards sont-ils en mesure de toutes les accepter et de toutes les comprendre ?
Le parcours chronologique et thématique entraîne le lecteur du mythe de l'innocence hérité des Lumières à l'enfant soldat, des princes maudits aux orphelins, des travailleurs aux génies, en passant par une grande galerie de portraits peints, sculptés ou photographiés.
À côté de grands noms de la période - Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Anne-Louis Girodet, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Camille Corot, Pierre-Jean David d'Angers, James Pradier ou encore Honoré Daumier -, l'ouvrage met en avant des artistes souvent méconnus parce que féminines ou éloignés des cercles parisiens - Auguste de Châtillon, Jeanne-Elisabeth Chaudet, Sophie Feytaud-Tavel -, ainsi que des oeuvres inédites ou peu présentées.
On connaît les enfants peints par Greuze, au soir du XVIII siècle, puis les bambins de Renoir et les petits poulbots, ou encore les images d'écoliers de la III° République... Entre ces deux âges d'or, les représentations de l'enfance réalisées durant la première moitié du XIX° siècle semblent moins célèbres : la période en offre pourtant de beaux exemples, aussi innovants que d'une incontestable qualité artistique.
Le demi-siècle qui suit la Révolution française ouvre des débats inédits sur la place de l'enfant dans une société en rapide transformation. Quelles nouvelles représentations de l'enfance les meilleurs artistes de cette époque ont-ils proposées ? Ces images correspondent-elle aux rôles alors assignés aux enfants, aux espoirs dont ils sont porteurs, à la diversité de leurs conditions de vie ? Et aujourd'hui, ces représentations nous paraissent-elles familières ou étranges ?
Cet ouvrage reflète le parcours d'une exposition qui débute avec le mythe de l'innocence enfantine, hérité de la philosophie des Lumières, et mène aux réalités âpres de l'enfant-soldat et du travail des enfants. Il convoque autant les oeuvres de propagande ou d'illustration littéraire que les portraits d'enfants réels, anonymes ou célèbres, peints, sculptés et photographiés. Un dialogue fécond s'instaure en effet entre les arts académiques (peinture ou sculpture) et le medium nouveau qu'est alors la photographie, diffusée à partir de 1839.
Au croisement de l'histoire sociale et de l'histoire de l'art, la sélection d'oeuvres commentées mêle les grands noms de l'époque -David d'Angers, Géricault, Delacroix, Girodet, Daumier- à des artistes de talent à redécouvrir : Asselineau, Châtillon, Champmartin, Landon, Monanteuil, Suc... Elle met en valeur la richesse des collections publiques et privées du Grand Ouest français, renforcées par une trentaine de prêts exceptionnels du musée du Louvre.
Fiche technique
- Reliure
- Broché cousu, couverture souple avec rabats
- Parution
- Février 2026
- Nombre de pages
- 192
- Hauteur
- 28
- Largeur
- 22
- Épaisseur
- 1.7
- Poids en KG
- 1.095