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La Mondialisation est-elle une fatalité ?
Renaissance des hommes et des idées, n°239, mars 2009
La mondialisation, c'est l'uniformité des cultures, des traditions, des modes de vie, de l'habitat, de la nourriture. C'est l'aseptisation de l'homme.
Le socialisme est un fiasco, c'est l'homme réduit au servage, c'est l'homme abêti. Le capitalisme, c'est le paradis sur terre réduit à un enfer, c'est l'homme machine. L'homme à qui l'on permet le paradis sans Dieu, c'est l'homme voulu par le Quattrocento, maître de sa destinée. Dans les deux cas, c'est Dieu annihilé.
(Jean-Jacques Boucher)
La mondialisation marchande est souvent présentée comme le résultat inéluctable de l'évolution des techniques. L'humanité trouverait son achèvement dans l'individu absorbé dans un système d'économie planétaire. Le marché unique uniformise cultures, traditions, modes de vie, habitat et nourriture... marché planifié par les organismes mondiaux : OMC, FMI, FAO...
Il est aisé d'en constater les méfaits : financiérisation, concurrence illimitée, perte des emplois, atteintes à l'environnement, à la qualité de l'alimentation, déracinement, abolition des frontières et des États, délocalisations, paupérisation... L'homme est dépassé par des techniques qu'il ne maîtrise plus.
La doctrine sociale chrétienne offre pourtant une alternative, où le Bien Commun se substitue à l'individualisme grégaire et instaure une économie à la mesure de l'homme.
Pour sortir de l'alternance infernale entre le libéralisme et le socialisme, ce 5e colloque subsidiariste de l'Alliance Sociale (4 mars 2006) aborde la question des métiers, branches professionnelles, organisations industrielles et commerciales, ententes, émissions monétaires, et de l'agriculture, pour une démocratie respectueuse des communautés naturelles : famille, métier, université, province, nation...
Fiche technique
- Parution
- 2006
- Nombre de pages ou Durée
- 90
- Hauteur
- 21
- Largeur
- 14.5
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