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Les naufragés des Îles Auckland

Mon coup de . A.Ch. Lundi.

Très belle réédition.

Le Triomphe
14,12 €
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   Ce livre n'est pas un roman mais le récit d'une extraordinaire aventure : en janvier 1864, l'auteur, François Édouard Raynal, fait naufrage sur une île désolée et inhabitée située à 450 kilomètres au sud de la Nouvelle-Zélande. Avec ses quatre compagnons d'infortune, tels de nouveaux Robinson Crusoé, ils doivent faire concours d'inventivité et de courage pour survivre dans des conditions hostiles (climat frais et venteux toute l'année, rareté des espèces végétales comestibles...).

   Ce classique de l'aventure est une ode à l'intelligence, à la ténacité et à l'espérance humaines. Elle ravira et fera longtemps rêver tous ceux qui en entameront la lecture, à partir de 14 ans.

COUP DE COEUR 123 LOISIRS pour la précédente édition (avril 2011): VALEUR SÛRE.

   Échoués sur des récifs aux abords d’îles inexplorées près de la Nouvelle-Zélande, les cinq marins d’une goélette n’ont que le temps de sauter dans une chaloupe pour gagner la côte très inhospitalière qui sera leur refuge pendant 18 mois. N’espérant pas de secours rapide, ils organisent leur vie à partir de rien. Seuls les débris récupérables de l’épave leur permettent de construire une cabane. Un petit couteau scie et une bible providentiellement sauvés du naufrage vont chacun à leur manière, permettre à ces cinq hommes de survivre. Là où d’autres, se laissant gagner par le désespoir et cédant à la violence n’ont pas survécu et se sont parfois entretués, ces cinq hommes, parce qu’ils en ont la volonté, mettent en place des règles de vie qui vont les sauver. Parce qu’un « chef de famille » est désigné, parce qu’ils s’imposent un rythme de vie, parce que les rôles de chacun sont précis et acceptés avec humilité, leur santé morale et physique sera préservée. La malnutrition et le froid mettent leurs corps et leur esprit à rude épreuve. Sans cesse, ils travaillent, fabriquent du savon, de l’huile pour des lampes, tannent des peaux. Ils s’instruisent les uns les autres, s’enseignent leurs langues respectives et les mathématiques. Ils conçoivent des jeux de société pour occuper les longues soirées. Mais quand les cartes à jouer deviennent source de disputes, Raynal les brûle un soir sans que nul ne l’en empêche. Ils savent leur équilibre fragile. Après 18 mois, mobilisant leur ultime énergie, ils construisent un canot et deux d’entre eux osent affronter le large, risquant une dernière fois leur vie pour aller chercher secours…

   Un récit très fort pour tous les lecteurs à partir de 13 ans, plus jeune si on est passionné par ce genre littéraire. Facile à lire, surtout dans cette édition en gros caractères. Vous serez frappés par ce récit héroïque et peut-être vous demanderez-vous de quoi vous seriez vous-mêmes capables dans une situation de survie. A méditer la prochaine fois que les céréales des chers petits manqueront sur la table du petit-déjeuner ! L’auteur, très humble, est un homme de Foi plein de ressources. Il raconte les faits et évoque avec pudeur les liens uniques qui se tissent au sein de cette micro société coupée du monde. Jules Verne s’est inspiré de ce récit pour l’Ile mystérieuse paru quelques années plus tard.

ACTU'AILES le 4 juin 2014 :

   As-tu lu L’Île mystérieuse de Jules Verne ? En fait, ce fameux roman est tiré d’un fait réel. En 1864, un équipage de cinq hommes, aventuriers en quête de mines d’or et de pêches miraculeuses dans l’océan Austral, fait naufrage sur les îles Auckland.

   Froid glacial, brumes, vents, tempêtes incessantes. Des journées entières sans pouvoir discerner le soleil. Une végétation pauvre et ingrate. Pour nourriture, quelques poissons ou cormorans, mais surtout le lion de mer (phoque), dont l’agilité au combat paraît sans rapport avec sa corpulence. Comment des hommes ont-ils pu survivre dans des conditions si hostiles ? Les ingrédients du cocktail qui les a sauvés sont : travail, prière, communauté. Le travail d’abord. Et surtout, le travail de l’intelligence pratique pour trouver des solutions à tous les problèmes qu’ils rencontrent. Ils construisent une cabane solide, dans laquelle ils retrouvent la sécurité d’un foyer. Ils chassent le phoque, dans des conditions extrêmes, salent la viande pour la conserver, puis tannent les peaux pour s’en faire des vêtements, des bottes, etc. Avec l’huile du mammifère, ils fabriquent même du savon ! La prière aussi. Dès le début de leur naufrage, les naufragés s’en remettent à Dieu, bien conscients que, dans la détresse où ils se trouvent, oubliés du monde, Dieu seul peut les entendre et les sauver. Le dimanche, ils prennent l’habitude de se rassembler pour lire la Bible, prier ensemble et confier leur avenir au Seigneur. La vie commune enfin. C’est par leur volonté de vivre ensemble, sous une règle (une brève « constitution » réglant les questions principales de leur vie), avec un « chef de famille », élu parmi eux, qu’ils vont vaincre l’adversité. Une discipline forte, des objectifs clairs qu’ils ont décidés ensemble, les rendent capables d’affronter les plus grands périls. Au bout de plusieurs mois, constatant qu’aucun secours n’est venu jusqu’à eux, ils font le pari fou de construire un esquif capable d’affronter la haute mer, si violente en ces régions, pour gagner le sud de la Nouvelle-Zélande. L’un d’eux, Raynal, met au point une forge (oui ! vous lisez bien, une forge !) pour fabriquer les outils (pinces, scies, marteaux) et les matériaux (clous, serrures, accastillage) nécessaires pour former la coque et le gréement du petit bateau. Travaillant sans relâche, quatre mois durant, ils réussissent l’impossible. Le bateau est mis à l’eau : il flotte et tient même bien la mer. Trois hommes prennent place à bord (le bateau ne pouvait en contenir plus). Après une navigation d’une extrême difficulté, ballottés par les éléments où ils auraient dû maintes fois se noyer, ils finissent par atteindre, à demi-morts, la terre ferme. Hourrah ! Aussitôt, on affrète un bateau pour chercher les deux compagnons restés aux Auckland. Bientôt, tout le monde se retrouve sain et sauf, au milieu de la civilisation, après vingt mois d’exil forcé.

   Travail, prière, communauté : voilà des réalités dont on parle trop peu, ou très mal, et qui rendent l’homme capable des plus grandes choses !

   En 1864 le Grafton s'échoue sur un archipel perdu à des centaines de kilomètres de la Nouvelle-Zélande. Les cinq membres de l'équipage n'ont alors qu'uns seul but : survivre !  Sur cette île déserte, qui n'a rien d'un paradis, l'ingéniosité, la solidarité et la persévérance sont leurs seuls atouts pour surmonter les dangers et trouver le moyen de rentrer chez eux au plus vite.

   Ce récit véridique de naufrage et de survie qui donne à voir le meilleur de l'homme, est devenu un classique de l'aventure. Il a inspiré Jules Verne pour son Île mystérieuse.

Né à Moissac en 1830, François Edouard Raynal a été marin avant de s'installer en Australie comme chercheur d'or. Après sa dramatique aventure, il rallie Melbourne puis la France. Devenu membre de la Société de géographie, il entre à la Commission des contributions directes. Il y fera toute sa carrière, avant de se retirer dans le Tarn-et-Garonne. Il s'éteint à Valence-d'Agen en 1898.
Editeur : Le Triomphe
9782383861652

Fiche technique

Âge conseillé
À partir de 13/14 ans
Parution
10 avril 2026
Nombre de pages
272
Hauteur
20.5
Largeur
13.5
Épaisseur
2.7
Poids en KG
0.336

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