Patira - Jean Canada - T 3
Illustrations de Claire Baritou.
Dernier volume de la célèbre triologie
Patira est malingre mais courageux ! Les coups de son patron, ne lui ôtent ni sa fraîcheur ni son élan. Les bonnes âmes du village veillent sur lui. Les douves des seigneurs de Coëtquen abritent un terrible secret. Si Patira ne parvient pas à sauver la châtelaine, vénérée comme une sainte mais haïe de ses beaux-frères fous de jalousie, il s’emploie à préserver son trésor : le bébé auquel elle a donné la vie dans son cachot.
Alors que la Révolution plonge le pays dans l’horreur, l’enfant est recueilli par des moines. Dans ce combat à mort entre purs et damnés, Patira donne toute la mesure de sa bravoure. (Tome 2)
Débarquant au Canada en guerre, il sert fidèlement le marquis de Coëtquen et son fils, l’Enfant bleu. Reviendront-ils un jour se recueillir en paix sur la tombe bretonne de la douce Blanche ? (Tome 3)
Exceptionnelle trilogie écrite par une jeune veuve sous un nom masculin en 1860, Patira emmène loin les bons lecteurs de 13 ans et plus, pas plus tôt contrairement à ce que les dessins de couverture peuvent laisser penser. Cette trilogie, qui s’apparente au roman épique, a été écrite alors que les ravages de la Révolution étaient encore frais dans les mémoires familiales et c’est sans doute ce qui confère des accents de grande vérité à certaines scènes. Le style recherché sert des intrigues entrecroisées.
A avoir dans sa bibliothèque.
En pleine tourmente révolutionnaire, le jeune Patira devenu forgeron émérite n'oublie pas la promesse faite à la Dame de Coëtquen. Décidé à sauver l'Enfant Bleu et son père devenu moine de l'abbaye saccagée par les sans-culottes, Patira part au Canada leur donner une nouvelle vie.
Mais là-bas aussi règne une atmosphère de rébellion : celle des canadiens contre les anglais, sous le commandement d'un homme d'honneur, au cœur droit et entier, au surnom plein de promesse, Jean Canada. Le marquis de Coëtquen, son fils et son beau-père vont vivre, en compagnie de cet homme valeureux, la vaine mais courageuse tentative de la nation canadienne pour la liberté de leur pays, contre les anglais et leur alliés. Les Coëtquen survivront-ils, loin de leur patrie ? Patira saura-t-il garder sa promesse ? La France, meurtrie par la Révolution, pourra-t-elle un jour les accueillir de nouveau ?
Un dénouement tragique, une fin heureuse, un apaisement final pour une saga rocambolesque de renommée...

Eugénie-Caroline Saffray, dite Raoul de Navery, née à Ploërmel (Morbihan) le 27 mai 1831 et morte à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) le 17 mai 1885, est une romancière française, auteur de nombreux romans empreints d'un catholicisme ardent.
Elle reçut de sa mère une éducation stricte et sévère. Elle alla à l'école chez les Dames du Sacré-Coeur à Vannes, qui encouragèrent son penchant pour la littérature. Elle se maria à l'âge de 16 ans au docteur Chervet, qui mourut quatre ans plus tard. Elle avait vingt ans et commença alors à écrire. Elle écrit ses premiers textes en poésie et en prose sous le nom de Marie David.
À partir de 1860, elle écrit sous le pseudonyme masculin de Raoul de Navery. Son oeuvre est marquée par les valeurs morales et catholiques .