Ceux de 14
Sous Verdun ; Nuits de guerre ; La Boue ; Les Eparges ; Jeanne Robelin ; La Joie ; La Mort de près
Maurice Genevoix, de l'Académie Française - Préface de Jean-Jacques Becker
L'étonnante faculté d'observation remarquée par Ernest Lavisse dès 1916, la précision de la mémoire, l'attention aux hommes, aux regards, à la tonalité des voix, la rigueur, la simplicité, la clarté du récit portent la marque de son génie unique. Il fut le grand peintre de la Grande Guerre, il demeure le premier témoin de notre siècle cataclysmique, porté par le devoir de faire comprendre l'indicible aux générations futures : " Ce que nous avons fait, c'est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes, et nous l'avons fait ".
En contrepoint à cette oeuvre, deux romans et le poignant écho écrit 50 ans plus tard, La Mort de près. " Cette espèce de pétillement très faible... c'est la bataille acharnée vers laquelle ils marchent, et qui halète là, de l'autre côté de cette crête qu'ils vont franchir... Ils marchent, chaque pas qu'ils font les rapprochent de ce coin de terre où l'on meurt aujourd'hui, et ils marchent. Ils vont entrer là-dedans, chacun avec son corps vivant et ce corps soulevé de terreur agira, fera les gestes de la bataille, les yeux viseront, le doigt appuiera sur la détente du lebel et cela durera, aussi longtemps qu'il sera nécessaire, malgré les balles obstinées, qui sifflent et chantent sans arrêt, et souvent frappent et s'enfoncent avec un horrible petit bruit mat qui fait tourner la tête, de force, et qui semble dire : " Tiens, regarde ! " Et ils regarderont...
Et ils auront peur dans toute leur chair. Ils auront peur, c'est certain, c'est fatal ; mais ayant peur, ils resteront... "
| Édition | Omnibus |
| Parution | Novembre 2009 |
| Nombre de pages | 1090 |
| Dimensions (cm) | 13 x 20 |