Rose Bertin - Couturière de Marie-Antoinette
Michelle Sapori
Si étonnant soit-il au pays de l'élégance et de la mode, aucune véritable biographie n'avait été consacrée à " Mademoiselle Bertin ", ainsi que l'appelaient ses contemporains. En sapant les bases de l'Ancien Régime vestimentaire, en substituant aux robes à panier une mode légère, fluide et confortable qui triomphera complètement sous l'Empire, en développant les accessoires - chapeaux et gants -, Rose Bertin a inventé une nouvelle garde-robe.
Avec trente ouvrières salariées, de multiples fournisseurs et sous-traitants, son magasin le " Grand Mogol " situé près du Palais-Royal, au coeur de Paris, recevait une clientèle prestigieuse et exigeante, avec laquelle Rose Bertin entretenait des rapports ambigus, oscillant entre soumission et insolence. Nommée à la tête de la toute nouvelle corporation féminine des marchandes de modes, l"( enjoliveuse ", qualifiée aussi de " ministre femelle " ou de " mauvais génie " de Marie-Antoinette, doit émigrer à la Révolution.
Restée célibataire, cette femme hors du commun, au caractère bien trempé, revient après Thermidor pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être. A sa mort en 1813, Rose Bertin est déjà entrée dans la légende, aux couleurs vives et contrastées.
| Édition | Perrin Poche |
| Collection | Les métiers de Versailles |
| Parution | Octobre 2010 |
| Nombre de pages | 178 |
| Dimensions (cm) | 16.5 x 21.5 |